MAMAN EN DETRESSE : Comment accompagner ton enfant à traverser sa colère ?

Ton bébé a grandi, tu ne le reconnais plus ? Il approche les 2 ans, et s’oppose de plus en plus ? Il s’exprime en hurlant ou en se roulant par terre ? Tu te sens démunie, tu ne sais pas comment réagir face à ses démons ? Chaque frustration se termine par une crise ! Tu sature, tu es à bout ?

 

 

Ne t’inquiète pas, tout va bien pour lui, il commence à s’affirmer ! Vers l’âge de 2 ans, l’enfant rentre dans une période d’individualisation. Il découvre le NON et l’utilise à merveille !

Alors, comment l’accompagner à s’affirmer, à s’autonomiser sans le briser, le rabaisser ou lui enlever l’espoir qu’un jour il sera capable ?

Je te rassure, c’est possible ! Cela demande un peu de lâcher-prise, mais surtout de regarder l’enfant autrement qu’un petit être manipulateur.

Il faut déjà comprendre d’où vient sa colère et ce qu’elle exprime. La colère, aussi difficile soit-elle à accueillir est une réaction à un événement. Tout être humain ressent de la colère à un moment ou un autre. C’est une réaction à quelque chose qui a pu être frustrant ou perçu comme injuste. Seulement, à cet âge et ce jusqu’à 5/6 ans, le cerveau de l’enfant n’est pas assez mature pour gérer les émotions négatives. La moindre frustration peut prendre des proportions énormes.

Apprendre à décrypter ses colères permettraient mieux les appréhender, et parfois même, les éviter !

Nous pouvons distinguer plusieurs types de colère. Certaines colères sont liées à la frustration, par exemple un ordre ou un refus. D’autres à la surstimulation de l’environnement, par exemple lorsqu’il nous accompagne au supermarché, et d’autres à des besoins physiques non-assouvis : Tu as du remarqué qu’aux heures de repas et de sieste il est particulièrement grognon !

Pour éviter d’en arriver à la crise de nerfs, j’ai quelques outils à te proposer:

  • Proposer un choix : lorsque tu proposes à ton enfant de choisir entre deux possibilités, il a l’impression de choisir lui-même, tu lui permets ainsi de combler son besoin d’affirmation.

Si je dis à ma fille « c’est l’heure du bain », je peux être sûre qu’elle va négocier le maintenant ou le demain matin, le oui ou le non. Je ne vais pas pouvoir accepter car demain matin le temps sera compté, et cette situation nous mène directement à la crise.

Donc, l’astuce que j’ai trouvée et que j’utilise très souvent, c’est :« Tu veux aller à la douche en marchant ou à cloche-pied ? » Ou « Tu préfères une douche ou un bain aujourd’hui ? ». Elle répond systématiquement par un des choix, si elle refuse, je lui répète calmement les choix.

  •  Accueillir sa colère : lorsque la colère a pour origine la frustration, ou le refus de quelque chose, permettre à l’enfant de poser des mots sur ce qu’il ressent peut être bénéfique. Cela lui permet d’entendre qu’on a compris son émotion, qu’il a le droit de la ressentir. A plus long terme, cela lui permet d’exprimer sa frustration avec des mots plutôt que par des cris, des hurlements ou des pleurs.

Exemple : je vois que tu es en colère, tu aurais préféré mettre la chemise rouge plutôt que le t-shirt bleu, seulement, le t-shirt bleu est au linge sale !

  • Donner des taches : certaines situations stressent particulièrement les enfants, et les mettent dans une situation de tensions. C’est le cas des centres commerciaux… Les lumières, les sons, les images saturent son cerveau d’informations. A son âge, celui-ci ne lui permet pas de faire le tri de toutes ces informations. Il voit un jouet, il se dirige vers celui-ci, le prend, son parent lui refuse, et c’est le drame !

Pour éviter d’en arriver là, tu peux lui donner des taches, des responsabilités : lui proposer de choisir des fruits, ou d’attraper le paquet de pâtes, lui proposer de prendre son propre caddy…

Comment gérer la crise ?

Et lorsque tout cela n’a pas suffi, que la crise a éclaté, que ton enfant est en proie à une tempête émotionnelle digne d’un ouragan, j’ai testé pour toi quelques idées :

  • Essaie de prendre de la distance : Déculpabilise ! C’est tout à fait normal que ton enfant pleure ou tempête de temps en temps ! Et même si tu as l’impression que tout le monde autour te regarde, fais toi confiance, regarde-toi avec bienveillance !
  • Evite de crier : les cris stressent encore plus, et au lieu d’apaiser la situation, ils ne vont que l’empirer. Essaie d’approcher ton enfant avec des mots rassurants et plein d’amour… si tu n’y parviens pas pour X raisons, n’hésite pas à laisser quelqu’un de l’entourage s’occuper de la crise.
  • Faire un câlin : si c’est possible, prend le dans tes bras, le contact peau à peau prolongé (au moins 20 secondes) favorise la production d’ocytocine. Cette hormone permet au taux de cortisol (hormone du stress) de baisser et favorise le retour au calme.
  • Rester à côté de l’enfant : il arrive que la tempête gronde tellement fort, qu’il nous est impossible d’approcher notre enfant. Dans ce cas, rester à coté, lui expliquer que ce qu’il ressent est de la colère, que c’est difficile à vivre mais que ça va passer… rester à coté lui permet d’intérioriser qu’il est normal de ressentir ce type d’émotion, et à la longue lui permet d’intégrer que tout est surmontable.
  • Essayer de le distraire : par exemple, tu peux l’amener à la fenêtre, lui parler des oiseaux ou des voitures permet à son cerveau de se focaliser sur autre chose et lui permet de faire redescendre la tension.
  • Utiliser « STOP » plutôt que « NON » : Stop exprime une limite, et frustre beaucoup moins que l’usage du NON.
  • Vérifie que tes attentes soient adaptées à son âge : très souvent, nous demandons à nos enfants des choses qui ne sont pas adaptées à leur âge. Le savais-tu ? jusqu’à 5 ans, un enfant ne peut pas répondre à plus de 3 consignes de suite.

Et voilà, j’espère que ces astuces te permettront d’obtenir un peu plus de sérénité face à ton petit bout !

 

Haya, de Mom en paix

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