Pourquoi le stress nous empêche de mincir ?

 

Avouons-le, la plupart d’entre nous sommes stressées. Malheureusement, le stress fait partie de nos vies et si nous le gérons mal, il peut perturber notre bonheur, et bien sûr notre tour de taille.

En période de stress, nous avons tendance à manger tout ce qui nous tombe sous la main  à perdre la motivation pour l’exercice physique et à sacrifier notre sommeil. Tous ces éléments peuvent inhiber la perte de poids.

D’après une étude menée par l’Institut national de la santé (National Institute of Health), les femmes qui ont un niveau élevé de cortisol (hormone du stress) mangeaient davantage, dormaient moins et prenaient plus de poids que les femmes moins stressées.

Votre alimentation peut jouer un rôle majeur pour réduire votre niveau de stress. Vous découvrirez en fin d’article les 5 aliments anti-stress qui vous aideront à éviter la prise de poids.

1. Le stress où la spirale de la prise de poids…

Il est scientifiquement prouvé que le stress fait grossir !

Les principes physiologiques sont maintenant expliqués : le stress et l’anxiété génèrent dans un premier temps une montée d’adrénaline qui met l’organisme en alerte pour bouger et réagir vite. C’est ce que les spécialistes appellent « la phase d’alarme ». Ses manifestations physiques sont nombreuses : rythme cardiaque accéléré, respiration courte et rapide, gorge sèche…

Dans un second temps, l’organisme va rentrer en action et mobiliser toutes ses ressources (oxygène, glucose…) pour réagir. Nous parlons alors de « la phase d’activation ». Durant cette période, le stress s’accompagne d’une élévation du cortisol, hormone qui stimule l’augmentation du sucre dans le sang afin d’approvisionner les organes en énergie. En surproduction, le cortisol va dérégler le système : Il demande à nos cellules graisseuses de stocker plus de graisses et d’en libérer aussi peu que possible. Il bloque également l’action de nombreuses hormones comme l’insuline, de telle sorte que le contrôle du sucre sanguin est perturbé et que les fringales d’aliments de confort ou de consolation sont décuplées.

L’effet d’une sécrétion répétée de cortisol dérègle durablement la sérotonine qui est l’hormone de gestion de l’humeur et du bien être et induit une dépression passagère ou durable de nature à développer des conduites addictives.La personne a du mal à formuler le problème qui la préoccupe ce qui l’amène à se tourner vers des solutions palliatives simples comme la nourriture.

La question est donc de savoir pourquoi, dans de telles circonstances, nous privilégions un comportement  contre productif ? La réponse semble se trouver dans ce qu’on appelle « la restriction cognitive » : proscrire partiellement ou totalement certains aliments considérés comme “grossissants” pendant des périodes répétées… faire la méthode de “tout ou rien” et développer un système de gestion des ” écarts ” alimentaires, selon la méthode de punition / récompense !

 

2. Nos conseils

 

  • Se mettre au sport pour évacuer ce stress ! Programmez justement le sport à un moment de la journée où vous avez tendance à vous jeter sur la nourriture!
  • Avoir un programme nutritionnel adapté, pour ne pas chercher l’impossible ! Il ne faut pas se mettre la barre trop haute, rester patiente et se fixer des objectifs réalisables. Sinon, on aura un “stress permanent” de la balance…
  • Etre accompagnée d’une démarche psycho-comportementale visant à mieux comprendre les causes profondes du surpoids et notamment à travailler autour des facteurs de perte de contrôle, de l’estime de soi et des relations émotionnelles et affectives au cercle proche. Ce travail fondateur est nécessaire pour gérer ses émotions.
  • Ne pas supprimer les bons aliments, donc ne pas faire un régime draconien, car Un certain nombre de macro et micronutriments jouent un rôle central dans la lutte contre le stress chronique :

– Les protéines : elles contiennent le tryptophane.

– Les acides gras Oméga 3  présents dans certaines huiles et poissons.

–  Le magnésium car la production de cortisol déclenche une fuite urinaire du magnésium qui va aggraver la vulnérabilité au stress ; c’est ce qu’on appelle le cercle vicieux du stress… Il faut donc consommer des eaux riches en magnésium ainsi que des fruits et des légumes frais et secs.

– Les vitamines B (B1, B6, B9, B12), présentes dans les légumes verts, les légumes secs, les fruits de mer et le foie qui participent à la synthèse des neurotransmetteurs.

3.  5 aliments  anti-stress :

  • Le poisson

 

Les poissons gras vivant en eaux froides sont riches en EPA. Optez pour le saumon sauvage, le flétan, le hareng, le maquereau, les anchois et les sardines.

  •  La banane

 

Les bananes renferment du tryptophane, que l’organisme transforme en sérotonine. Cette substance nous détend et nous fait sourire. La quantité élevée de potassium aide aussi à contrôler la pression artérielle ce qui aide à maintenir le taux de cortisol bas.

  •  Le chocolat

 

Il est riche en magnésium, et contient une substance à laquelle on devient addict : la théobromine, qui nous redonne le sourire !

  • Les noix

 

Les acides gras de l’oméga-3 d’origine végétale qu’elles contiennent auraient émoussé la réponse cardiovasculaire au stress.  Les noix et l’huile de noix peuvent réduire la pression artérielle pendant une période stressante.

  • Les pommes de terre

 

Elles contiennent une quantité élevée de potassium (ce dernier aide à maintenir le taux de cortisol bas). Mais les pommes de terre cuites possèdent un autre atout: la vitamine B6. Le stress réduit la vitamine B6, qui contribue à produire de la sérotonine, un neurotransmetteur calmant. Alors pour votre prochain repas, mettez les pommes de terre cuites (avec la peau) à l’honneur!

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